Mission de représentation de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) dans le cadre d'échanges bilatéraux organisés par l'Institut national du service public (INSP), 2025.
La question posée par le gouvernement fédéral brésilien n'était pas technique. Elle portait sur ce qui précède et conditionne tout déploiement d'IA dans une organisation publique : quelles compétences humaines faut-il développer, pour qui, et pour quel usage ?
L'échange avec les représentants de la Gouvernance Numérique du Brésil (Governo Digital) portait sur la construction d'une matrice de compétences à destination des agents qui ne travaillent pas sur des sujets techniques. C'est-à-dire, à peu près tous les effectifs de la fonction publique, en France comme au Brésil. Non pas former des data scientists, mais répondre à une question plus difficile : comment un agent qui ne code pas, ne modélise pas, et ne conçoit pas de système peut-il travailler efficacement dans un environnement où l'IA modifie ses outils, ses processus et les attentes qui pèsent sur lui ?
Ce cadrage renverse la logique habituelle des stratégies de transformation numérique, qui partent des outils et cherchent ensuite à adapter les usages. Partir des compétences, c'est-à-dire identifier ce que les agents font réellement et pourquoi, ce que l'IA peut absorber, et ce qui reste irréductiblement humain produit une feuille de route plus robuste et plus acceptable organisationnellement. Et politiquement.
C'est précisément le type de question auquel enbi répond dans ses missions auprès des administrations publiques et des organisations confrontées à l'intégration de l'IA.